Du 24 au 26 mai 2018, se tenait le salon Viva Technologie à Paris, Porte de Versailles, une occasion unique de rencontrer les dernières innovations du marché et de voir les grandes groupes français investir fortement sur des start-ups innovantes.

Retour en 4 points sur cet événement avec notre partenaire l’Institut du Commerce Connecté.

L’ère du paiement sans friction

Oyst et le 1 click payment

L’objectif que poursuit Oyst est simple : faciliter et sécuriser vos paiements en 1 seul clic.  Il suffit de créer un compte à partir duquel on se connecte pour réaliser tous ses achats en ligne. Vêtements, électronique, parfums, produits de soin et de beauté,… Oyst ne fonctionne pas individuellement avec chaque vendeur e-commerce mais fonctionne avec les CMS (Content Management Systems) digitales qui les supportent : Prestashop, Magento, WooCommerce.
Élue start-up de l’année par LVMH, Oyst vous permettra, grâce à l’authentification par empreinte digitale, de dépenser plus vite que vous n’avez le temps pour dire « carte de crédit ».

Les nouveaux enjeux de la mobilité

La Smart City sort de la science fiction avec les nouveaux projets de la RATP

La RATP a dévoilé à l’occasion du Viva Technologies de nombreux projets liés à l’aménagement de routes à éclairage intelligent et économe en électricité. Conçu pour les piétons, cyclistes, 2 roues, transports publics et infrastructures liées (abribus, gares, panneaux de signalisation…), ils tirent profit de la photoluminescence pour économiser de l’électricité, et s’activent par capteurs de mouvement à l’approche d’usagers. D’ici 2030, ces infrastructures routières pourraient faire économiser aux installations publiques jusqu’à 50% d’énergie.

La fin annoncée du moteur thermique en France pour 2040

Outre Emmanuel Macron qui a ouvert le salon technologique le 24 mai, son ministre de l’Écologie, de l’Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot qui a formulé un souhait et vœu d’encouragement pour l’industrie automobile : la fin du moteur thermique en France d’ici 2040. Bien que ce discours n’engage en rien juridiquement les constructeurs, ces derniers semblent tout à fait engagés à lutter contre la pollution. En développant de nouveaux moteurs tout électriques, des batteries toujours moins coûteuses pour le consommateur, voire des moteurs à hydrogène, la course mondiale à l’énergie propre est lancée. D’ici là, il ne reste plus qu’à espérer que le vœu de M. Hulot soit exaucé.

Le nouvel art du prédictif 

L’IA Watson par IBM prend place au Crédit Mutuel pour le conseil prédictif

Depuis moins d’un mois, le groupe Crédit Mutuel a mis en place avec IBM une intelligence artificielle permettant d’identifier beaucoup plus rapidement les besoins des clients lorsqu’ils prennent contact avec leur conseiller bancaire. L’utilisation de l’IA Watson qui évolue en machine learning permet de s’adapter à des profils types de clients, souhaitant des solutions plus ou moins risquées d’épargne et des conseils en assurances plus personnalisés. La mise en place du logiciel permettrait à la banque d’économiser près de 200 000 jours-homme, augmenter drastiquement l’efficience de chaque conseiller tout en permettant un service plus en adéquation avec la demande client.

Marque et technologie : un ADN réinventé

L’Oréal devient une tech Brand

Si L’Oréal reste par tradition un acteur mondial incontournable dans les produits de beauté, cela ne l’empêche pas de progresser considérablement dans le digital depuis quelques années. Suite au rachat de Modiface et un partenariat officiel noué avec T-mall, filiale d’Alibaba spécialisée dans les miroirs connectés et l’assistance vocale. Grâce à ces technologies, les utilisateurs et utilisatrices peuvent tester en direct des colorations de cheveux ou tester un maquillage assorti à leurs tenue. Avec l’assistant vocal JD, L’Oréal Paris Men Expert conseille des soins  adaptés à la nature de peau que le consommateur peut acheter en direct sur une boutique en ligne. A la différence de concurrents qui développent en parallèle des assistants virtuels pour les femmes, L’Oréal vise indifféremment mesdames et messieurs. La multinationale française annonce clairement ne pas prendre la poussière.

La France gagne du terrain sur la robotique

Encore très peu mature en 2015, la robotique a considérablement évolué en 3 ans grâce au machine learning et au développement de composants informatiques plus propice à l’apprentissage de la machine qu’à la programmation brute de robots. Des start-up française ont exploité ces opportunités pour développer des robots qui devraient toucher le grand public très prochainement. Alice, le robot développé par Cybedroïd, jeune entreprise de Limoge, permet d’interagir physiquement avec son environnement pour récupérer des objets, mais également assister des personnes pour commander des produits et ordonner la livraison de courses. Une douzaine de start-up françaises investit le marché de la robotique, pour tout public comme pour l’industrie, promettant de belles évolutions à venir.